L’association Plaisance TREBOUL-PORTRHU (PTPR) a réussi le tour de force de réunir les acteurs de la pêche autour d’une table pour évoquer la « pénurie de poissons » dans la baie de Douarnenez. S'il est impossible, à l'heure actuelle, d'en expliquer les causes, l'émergence d'une prise de conscience collective constitue déjà une première étape vers des actions (communes?) futures.

 

L’association Plaisance TREBOUL-Port-RHU (PTPR) a réuni les acteurs de la pêche autour de la même table pour évoquer la « pénurie de poissons » dans la baie de DOUARNENEZ. Les plaisanciers n'ont pas caché leur volonté d'aboutir à une sanctuarisation d'une partie de la baie, « pour permettre la régénération des stocks », c’est-à-dire y interdire la pêche, et notamment la bolinche, avec ses « trop longs filets » et ses « débarquements nocturnes ».

 

Autour de la table: Fabien BOILEAU, le directeur délégué du Parc naturel marin d'Iroise (PNMI), et deux de ses adjoints : Yannick CALVEZ, le président du comité des pêches du Finistère, Solenne Le GUENNEC, coordinatrice du comité départemental des pêches maritimes du Finistère, et le fileyeur Bruno CLAQUIN, s’étaient aussi déplacés, ainsi que deux autres associations de pêcheurs plaisanciers.

 

Accord unanime sur la baisse de la ressource

 

Fait marquant : tous, sans exception, s’accordent à constater la diminution des ressources. Mais la réunion a été très houleuse : les divergences portent sur les causes.

 

Les plaisanciers pointent du doigt la bolinche, surtout en eau peu profonde. En réponse, les représentants de la pêche professionnelle suggèrent que des pseudos « pêches de loisir », de volume exagéré, sont à prendre en compte.

 

Ils s'appuient aussi sur une étude, conduite par le PNMI, qui a conclu que l’eutrophisation du milieu pouvait être à l’origine du problème. En clair, que la prolifération d’algues vertes causées par l’excès d’azote dans les cours d’eau des bassins-versants de la baie Douarnenez pouvait être responsable de la baisse de la biodiversité et de la ressource marines.

 

Ces hypothèses, étayées par d’autres études scientifiques, ne dédouanent pas les pêcheurs, amateurs et professionnels de leurs responsabilités. Mais elles montrent à quel point, en matière d’environnement, tout est intriqué.

 

Puisque la prise de conscience semble collective, peut-être l’action le sera-t-elle aussi